News

Du neuf dans l’agenda

duneufdsagenda

INVITES DU MAT

Le Mat a le plaisir de vous convier aux prochaines méditations.

Un espace où se « poser » ensemble en début de soirée un mercredi par mois. Se poser pour se donner la possibilité d’ouvrir tout en douceur l’espace intérieur.
Une expérience au cours de laquelle, grâce à une qualité de présence bienveillante et une attention entière à tout ce qui se présente, nous nous glissons au plus près de notre Etre.

Lors de ces sessions, Catherine, Fabienne et Vincent ou d’autres invités du Mat vous accompagneront en toute simplicité dans la découverte de ces moments de calme, de connexion et d’échange.

Dates     17 octobre / 14 novembre/ 12 décembre
Heures   De 19h à 20h30

En raison de la capacité d’accueil, les inscriptions en ligne pour ceux qui rejoignent le groupe sont limitées à 14 personnes.

Ces sessions vous sont OFFERTES. Si vous le souhaitez, vous pouvez faire une offrande en fin de pratique pour contribuer à des projets de coeur.

Inscriptions: Veuillez demander à rejoindre le groupe meetup via le lien ci-dessous 

!! sélectionner le lien, effectuer un   klik droit  et choisissez « ouvrir le lien URL »

https://www.meetup.com/fr-FR/Mediter-au-Mat/

 

 

A partager, à lire, à découvrir…

decourvir

 Yoga et souffle: Une rencontre entre le Pr. Franck Verschuren et Catherine Laurent

 

« Un MOOC (cours en ligne – Massive Open On-line Courses) consacré à la respiration démarre ce 23 mars. Ce cours ludique et dynamique est animé par le Pr Franck Verschuren, urgentiste aux Cliniques universitaires Saint-Luc. Le Pr Franck Verschuren enseigne la physiologie respiratoire à la Faculté de médecine de l’UCL.
Ce MOOC,intitulé « Mieux comprendre la respiration est accessible aux étudiants mais aussi à toute personne intéressée par le sujet. Ce projet est mis en ligne via le réseau edX qui héberge des cours des universités les plus prestigieuses du monde. »
Si vous souhaitez écouter la section sur « Yoga et souffle », cliquez sur le lien ci-dessous !

https://www.youtube.com/watch?v=1wHxz2REHPI&list=PL-ckJgtRS-A9hOYqvWAU1DfLKjwV9P4bm&index=18

 

 

 

 

 

Archives

archives

 

Janvier  2015

Petit viatique pour la fin d’année, un extrait de François Roux – Harmonique

 

« Pas évident, par ces temps de crise, de prononcer le coeur joyeux notre bon vieux mantra occidental de « Bonne Année ». Il y a tant de coeurs en berne parmi nous…

(…)

Et si nous décidions qu’en effet le bon usage de la crise, ce serait de faire meilleur usage de ce « don » de la vie, si souvent, gâché?

(…)

Pour ce faire, je vous offre cinq verbes de forme pronominale, ce qui veut dire qu’ils sont d’abord à mettre en oeuvre par vous-même et pour vous même, mais que les fruits qu’ils produisent feront le bonheur autour de vous…

Pourquoi cinq? Parce que ce chiffre symbolise le principe de vie, qu’il représente l’existence matérielle et objective  et parce que, nombre impaire, il exprime un acte, une dynamique opérante.

En Inde, c’est le nombre de Shiva, principe divin de la transformation.

Voici donc un petit viatique pour cultiver en vous ce don de la vie.

Se center

S’alléger

Se rendre utile

Se reposer

S’aimer »

_____________________________________________________________________________________________

Décembre 2014

Le jardinier de l’Eden … un extrait de Clarissa Pinkola Estès

« Je sais que dans chaque terrain en friche, une nouvelle vie attend de renaître. Plus encore, que la vie nouvelle viendra, qu’on le veuille ou non. On peut chaque fois tenter de la déracine, à chaque fois elle émettra de nouvelles racines et fera de nouveau  souche. Le vent apportera de nouvelles semences qui continueront à arriver et avec elles les opportunités de changer, raccommoder, récupérer son coeur et, enfin, enfin, de choisir à nouveau de vivre. Oui, j’en suis certaine.

Qu’est- ce qui ne peut mourir ? C’est cette force de foi que nous portons en nous et qui nous dépasse, qui appelle les nouvelles semences vers les lieux nus, endommagés et arides pour que nous germions à  nouveau. C’est cette force, qui, dans son instance, dans sa loyauté envers nous, dans son amour pour nous, dans ses voies souvent mystérieuses, est infiniment grande, infiniment majestueuse, infiniment ancienne. »

_____________________________________________________________________________________________

Décembre 2013

A propos du Temps Présent… un extrait de François Roux

« Tu ne manques pas de temps. Tu manques de toi. Et cette sournoise absence engendre des trous d’heures, comme il y a des trous d’air en avion. Le temps présent est le présent que te fait le temps. Pour le remercier de cet inestimable cadeau, soit pleinement présent au présent. C’est le suprême art de vivre, la voie royale de la méditation et la clé de toutes les mutations. De plus, tu l’as constaté, ta présence dilate le temps. Plus tu es dans l’instant, plus tu sens que l’éternité y loge. (…) Cette expérience est d’abord une exception. Tu retombes si vite dans les trous d’air de ton inattention ! Persiste. Centre-toi souplement. Pose-toi. Tel est le sens premier de l’asana, la posture du yoga. Alors l’espace s’ouvre en toi, immense. Et tu transcendes le temps. Te voilà toi. »

_____________________________________________________________________________________________

 

Octobre 2013

A propos de ta joie… un extrait de François Roux

« Ta joie, ne l’oublie jamais. Qu’elle soit la colonne vertébrale de tes jours. Certes, il y a les hauts et les bas de ton existence. Mais la joie, elle, est libre de ces pôles. Elle est ce que tu ressens lorsque tu vis sans pôle. Elle est à toi de toute éternité et pour toute la nuit des temps.  Pourquoi attendre, dès lors, pour t’en aviser ? Qui t’empêche de la trouver en toi et qu’elle jaillisse de toi, tel un geyser ? La véritable joie est ta nappe phréatique. Elle est profonde. Elle est pure. Elle est inépuisable.

Ne cours pas, creuse. N’accumule pas, allège. Ne cherche pas, trouve. Qu’ici soit ton puits. Et maintenant ton récipient. Te voici devenu puisatier de ta joie. Cette eau lustrale est vivante. Elle est ce qui ne passe pas, mais passe d’être en être. Car tout être porte en lui sa nappe de joie. Si ta joie résiste à la solitude et même s’en accroit, ta richesse est réelle. Si elle ne dépend plus du regard d’autrui, elle ouvre tout grand le tien sur son essence divine (…). Pour ce faire, n’oublie jamais, que tu en es la demeure. »

_____________________________________________________________________________________________

Avril 2013

La nouvelle « stress attitude » – Le Vif – 

Le stress signale une erreur de notre fonctionnement mental bien plus qu’une agression externe. La méthode dite de gestion des modes mentaux permet d’identifier ce signal d’alerte puis de dompter le symptôme.

Contrairement aux idées reçues, le stress, ce n’est pas d’abord « la faute aux autres». Le stress est en nous, il est le symptôme visible d’un conflit interne. Pendant longtemps, on s’est focalisé sur les facteurs « stresseurs » externes, en accusant pêle-mêle le surmenage, l’agressivité, l’injustice, l’insécurité ou la maladie. Or de nombreux travaux de psychologie confirmés par les plus récentes découvertes de l’imagerie cérébrale fonctionnelle remettent ce constat à plat et pointent l’importance du stress interne, dit cognitif, lié à notre façon d’être face au problème. Des études montrent que dans la très grande majorité des cas, le stress humain n’a plus, comme chez les animaux, la seule fonction de se défendre d’un danger externe. Il est surtout d’origine subjective et cognitive. « Quand on gère bien sa façon de réagir au stresseur, on reste calme, explique le Dr. Jacques Fradin, comportementaliste et cognitiviste, auteur de L’intelligence du stress (aux éditions Eyrolles). Notre attitude est déterminante et nous permet de sortir de bien des situations fâcheuses. Nous ne réagissons pas de la même façon face aux événements. Ceux-ci n’ont ni la même signification ni la même gravité pour tout le monde. Ce qui est insupportable ou inquiétant pour l’un passe totalement inaperçu pour l’autre. En fait, le stress est d’abord déclenché par l’incohérence de nos pensées. Ce qui se produit souvent lorsque nous réagissons de façon trop émotionnelle. Prenons un exemple. Je parle avec quelqu’un et à un moment je me dis : “Il n’écoute pas ce que je lui dis” et je m’énerve. Ce n’est pas principalement l’autre qui me stresse. C’est moi qui me stresse car je juge ce que je connais mal : l’autre. Si on se sent ne pas être aimé de quelqu’un, on lui fait des reproches. A l’inverse, si on adopte une attitude plus réfléchie, on cherche une solution… ou on accepte la réalité de l’autre comme il est. »

Stress et cerveau

Les neurosciences donnent les premiers éléments de réponse à ce conflit interne. Pour faire (très) simple : il y a surtout deux régions du cerveau impliquées dans la gouvernance du stress. Le cerveau limbique, situé dans la profondeur de notre cerveau, est associé aux émotions brutes, à nos croyances et à nos valeurs. Il est au centre du fonctionnement de notre mode mental automatique, de la prise en charge de tout ce qui est « basique », connu et déjà vu, autrement dit « les affaires courantes ». Il agit de façon binaire : vrai/faux, bon/mauvais, beau/moche, noir/blanc, honnête/malhonnête. En quelque sorte, le système limbique ne réfléchit pas, il réagit en fonction de son expérience. Il « adore » la routine, les règles, les certitudes et les dogmes, évite de se laisser déstabiliser par l’inconnu, trie les informations de manière expéditive et tranchée, manque de nuances, applique des recettes qui marchent et des réactions bien rodées. Il aime être valorisé et reconnu, se conformer à la norme sociale.

Rien de tel dans le néocortex préfrontal. Situé juste derrière le front, il est la partie la plus récente et la plus « intelligente » de notre cerveau. Siège des sentiments nuancés et des pensées logiques ou globales, il est au cœur du mode mental adaptatif ou préfrontal. Il est à l’aise dans l’improvisation, le questionnement, la créativité, l’inconnu et l’imprévu. Curieux et ouvert, il « aime » relativiser et explorer les sensations inhabituelles. Il prend en charge la raison et l’opinion personnelle. Le néocortex préfrontal est donc taillé pour gérer l’impossible ! En mode préfrontal, on s’adapte et on rebondit tout le temps. Les valeurs du mode mental automatique et du mode préfrontal sont donc totalement opposées. Les différences ne s’arrêtent pas là. Notre système limbique est au cœur du mode automatique. Or ce dernier « détient » le cœur de la conscience.

« Le gros de l’activité cérébrale est inconscient, décrypte Jacques Fradin. Les territoires les plus récents du cortex, dont le préfrontal, n’accèdent pas toujours facilement à la conscience. Nous avons besoin d’un apprentissage, de l’ordre de la « connaissance de soi », pour faciliter cet accès. Le préfrontal agit donc souvent de façon inconsciente… et le stress est le révélateur de tels conflits internes entre nos modes mentaux. Cela dit, les deux modes – l’automatique et l’adaptatif – sont le plus souvent et avant tout complémentaires, ils s’appuient l’un sur l’autre et travaillent en alternance. »

Que se passe-t-il quand le stress nous tombe dessus ? « Il s’agit souvent de situation où notre système limbique ne laisse pas de place à l’expression du néocortex préfrontal, alors même que ce dernier est bien mieux équipé pour gérer une situation inédite ou complexe, répond Jacques Fradin. La solution est donc, comme le problème, dans la physiologie de notre cerveau qui est en « bascule instable entre deux modes mentaux, l’un automatique, émotionnel et plus spontanément conscient, et l’autre, plus intelligent et souple mais disposant d’un difficile accès à la conscience. En clair, le stress ne survient pas tant parce que l’on est pressé, mais parce que l’on se trompe dans la façon de solliciter nos capacités cérébrales. Le stress est donc lié à une erreur, à un dysfonctionnement cognitif, car nous ne sommes pas capables de recruter consciemment le bon circuit cérébral, plus doué pour gérer un événement imprévisible ou contrariant. »

Les bienfaits de l’exercice

La solution ? Faire appel à la gestion des modes mentaux dont l’enjeu consiste à basculer de l’ « automate » vers les circuits plus intelligents gérés par le néocortex préfrontal. L’efficacité de la gestion des modes mentaux a été éprouvée par quinze ans de pratique clinique. Elle est actuellement confirmée par des études scientifiques. Elle s’apprend en pratiquant régulièrement une série d’exercices. L’exercice dit du mélomane, l’un des plus simples, consiste à écouter « une symphonie des bruits ordinaires ». Installez-vous confortablement, détendez-vous, respirez, fermez les yeux et écoutez les sons. Les voitures passent dans la rue, la climatisation vibre, un objet tombe, des téléphones portables sonnent, plusieurs personnes parlent en même temps… Il faut percevoir et s’imprégner de cette « musique contemporaine » de façon globale, se laisser porter par les bruits. On les écoute comme un orchestre, sans se focaliser sur un son bien précis, sinon on passe en « automatique » et tout le reste nous dérange. C’est cette perception de « tout en même temps », de cet « effet symphonique », qui branche le préfrontal, notamment ses sous-paramètres « nuance » et « curiosité ». On peut faire le même exercice face à un tableau, à un paysage ou encore dans le train ou dans le métro. « Quand on se défocalise du problème, on s’apaise, souligne Jacques Fradin. Certes, le problème externe n’est pas forcément résolu. Cela dit, nous avons adopté une attitude qui va permettre de le résoudre. Cette perception globale de l’environnement, d’un tableau ou d’un paysage est très complexe pour le cerveau. Quand on lui donne la parole, il devient positif. Ce qui nous apaise, c’est donc notre posture, notre attitude et non pas une situation extérieure. Ce n’est pas la musique qui adoucit les mœurs… mais l’attitude du mélomane ! Quand on s’y prend bien, on se détend. Le néocortex préfrontal peut alors inhiber le stress, car son message a été entendu. Le calme peut régner. »

Un art de vivre

La gestion des modes mentaux est une sorte de gymnastique cérébrale. Quand on pratique les exercices régulièrement, on améliore sa capacité et sa vitesse de zapping mental du limbique vers le préfrontal. En cas de « crise », il ne faut pas hésiter à « convoquer » le préfrontal en sa conscience. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ce n’est pas fatigant de réfléchir quand il le faut. C’est de ne pas le faire qui stresse ! En fait, le préfrontal travaille bien plus souvent qu’on ne le croit. Le hic ? On ne l’écoute pas assez. Notre stress est donc précieux. Il nous avertit qu’on n’a pas adopté la bonne stratégie. La gestion des modes mentaux est un art de vivre qui peut servir à l’occasion, pour dépanner, ou au contraire se travailler comme le piano ou la méditation, sans fin. Cela devient alors un outil de vie au quotidien, de connaissance de soi moderne. « Cette approche peut nous aider à résoudre petits et gros stress, conclut Jacques Fradin. Elle nous donne la liberté de faire un choix plus cohérent et surtout plus conscient face aux enjeux qui nous animent. Si j’ai beaucoup d’exigences et beaucoup d’attentes, je vais logiquement être stressé. Parfois, il faut revoir ses ambitions à la baisse ou… ses moyens à la hausse. C’est alors s’engager vraiment : bien réfléchir et prendre ses responsabilités. Tout être humain a des limites. Ne pas comprendre, savoir ou pouvoir est un état normal. L’approche de la gestion des modes mentaux facilite ce premier constat : déculpabilisez-vous. Décomplexez-vous ! Les gens qui ont bien réussi, ceux qui ont innové, créé, ont pris plus de risques quant à leurs opinions, leurs actions. Ils se sont donc souvent trompés. Si on veut toujours être bien, on n’inventera rien. Il faut oser, se moquer gentiment de soi. La bascule permanente des modes mentaux, ça rend intelligent, curieux, ouvert et réfléchi. L’entraînement régulier permet d’obtenir une stabilisation progressive des résultats. On apprend aussi à vivre autrement, dans un autre état d’esprit, plus léger, distancé, libre. »

BARBARA WITKOWSKA; B.W.

 ______________________________________________________________________________________________

Mars 2013

Le cours de  yoga, une manière unique d’apprendre à vivre ensemble

Mais nous n’avons pas encore évoqué ce qui donne au cours collectif son caractère unique et jamais rencontré ailleurs : ce véritable miracle, reconduit de semaine en semaine et de cours en cours, où les personnes se retrouvent sur leur tapis, côte à côte, qui plus est, parfois couchées et les paupières closes. Comment est-il possible que des individus qui, bien souvent, ne se connaissent qu’à peine, puissent partager une telle intimité alors que dans la vie ordinaire, tout pourrait les séparer : le milieu, la culture, la religion, la politique ? Comment ce vivre ensemble-là est-il possible, dans une telle diversité d’âge, de sexe, d’apparences, dans cette confiance tacite et réciproque qui autorise un tel abandon ? Par quel mystère le compagnonnage des corps se vit là sans problèmes ? Et par quel mystère aussi vient ce consentement à laisser au vestiaire les identités car le temps du cours abolit la représentation ? Est-ce seulement le
silence qui amène cette pacification ? Est-ce seulement de respirer ensemble dans ce silence ? Parfois nous nous mettons à penser que si le yoga, nous apportait seulement cela, cette façon-là possible d’être réunis, ce serait déjà un immense cadeau fait à l’humanité, ce cadeau de nous offrir un espace de vérité et de paix où rien n’est à prouver, où aucune compétence n’est requise. Le cours collectif de yoga vient apporter la preuve qu’au delà  toutes les différences, être ensemble est possible. El ne si ce n’est qu’une trêve, elle est éminemment précieuse, parce que les trêves sont comme des brèches qui nous ouvrent à d’autres perspectives, à d’autres paysages jusqu’alors insoupçonnés.

Revue française de yoga

N° 40 juillet 2009 

 ______________________________________________________________________________________________

Février 2013

D’après la préface de Francis Vieules du livre « Kinésiologies – Mémoires et intelligence du corps » de Françoise Lorca

 

« Voilà maintenant presqu’un quart de siècle qu’une nouvelle discipline, la Kinésiologie, a commencé à se développer en France.

Encensée par les certains, diabolisée par d’autres, elle a attiré à elle des femmes et des hommes venus de tous les horizons, de toutes les cultures, de tous les milieux. Surprenante parfois quant à ses résultats, déconcertante pour ceux qui essayent d’en cerner les contours, elle laisse rarement indifférent.

Depuis près de vingt ans, de nombreux clients m’interpellent en ces termes : « Mais vous avez un don ? » ; et invariablement je réponds : non.  Malgré un démenti formel, je sens  que subsiste un certain scepticisme. Certains reviennent à la charge : « Mais au départ, vous aviez quand même un don ? » ; même réponse : non ! Pire que ça, au départ, j’étais même plutôt maladroit, et j’ai mis plusieurs mois avant de me sentir vraiment à l’aise avec le test musculaire. Vraiment ? Oui, vraiment ! J’ai dû désapprendre pour réapprendre. J’ai dû me débarrasser d’un certain savoir académique appris à l’université qui me ligotait comme un carcan. J’ai dû quitter le monde de l’intellect pour rentrer dans le monde du senti. La Kinésiologie m’a appris qu’on pouvait maîtriser un phénomène même si on n’en comprenait pas toujours les tenants et les aboutissants. La Kinésiologie m’a appris que les connaissances scientifiques actuelles sont trop étriquées pour rendre compte de tous les phénomènes inhérents au monde du vivant.

Même si la Kinésiologie s’appuie sur des connaissances anatomiques et travaille avec des lois que l’on pourrait qualifier de physiologiques, psychologiques, biomécaniques, nous travaillons aussi avec l’énergie vitale. Sans manipulation de cette énergie vitale, il n’y a pas d’équilibrage (au sens kinésiologique du terme) possible. L’énergie vitale est la grande absente des facultés de médecine ; pire : elle est reléguée au rang de pure croyance métaphysique, une sorte de vieux concept poussiéreux servant à boucher les trous du non-savoir des anciens. A sa simple évocation, on devine même le sourire convenu des blouses blanches derrière le Dr House. Pourtant, sans cette force vitale, non matérielle mais bien substantielle, vous ne pourriez pas tenir ce livre dans vos mains, vos yeux ne pourraient bouger, bref, en un mot : vous seriez mort.

Votre énergie vitale est quelque chose de précieux, elle conditionne votre bien-être, votre santé, vos performances.

Si la Kinésiologie reprend à son compte le concept d’énergie vitale et se réapproprie certaines connaissances de la médecine traditionnelle chinoise, sa spécificité ne s’arrête pas là.

En Kinésiologie, nous apprenons par l’intermédiaire de tests musculaires à obtenir des réponses du corps pour qu’il nous indique les déséquilibres qui l’amènent à se désadapter.

Et c’est toujours par l’intermédiaire de tests musculaires que nous pouvons trouver la correction la plus appropriée que le corps demande pour être correctement équilibré.

Voici un deuxième concept sulfureux : en Kinésiologie, l’autorité, c’est vous ! L’autorité, c’est vous, car vous êtes la Source, la source de l’information nécessaire pour comprendre ce qui vous affaiblit ou vous déséquilibre, et la source de l’information pour savoir « ce qui vous fait du bien » , vous rééquilibre. Le test musculaire fonctionne donc comme un langage, un langage du corps pour dire, non avec des mots, mais avec une réponse kinesthésique, ce qui altère votre énergie vitale, votre équilibre, votre posture. Le praticien connaît ce langage et fonctionne comme un interprète ; à lui d’être suffisamment rigoureux et de ne pas faire de contresens quand il traduit. Le praticien s’appelle un facilitateur, car c’est sa fonction : quelqu’un qui facilite des processus naturels. Quelqu’un qui redonne force et pouvoir à cette intelligence qui est à l’œuvre et qui ne demande qu’à coopérer lorsqu’on la sollicite. On pourrait dire que les réponses du corps constituent le langage de la nature, alors que les réponses qu’apportent les spécialistes du monde médical ou paramédical constituent le langage de la culture.

Vous commencez à comprendre que la pratique de la Kinésiologie n’a rien à voir avec un quelconque don, mais qu’elle requiert certaines connaissances, compétences et habilités. Elle repose sur des lois, des principes, des gestes techniques qui ne laissent rien au hasard.

Une autre question que l’on me pose fréquemment : « Avec votre technique, qu’est ce que vous pouvez guérir ? » Réponse qui en déconcerte plus d’un : RIEN… mais nous résolvons bons nombres de problèmes gênants qui empoisonnent la vie de millions de personnes.

Cette affirmation n’est pas un simple boutade ou provocation, c’est la revendication du fait que nous recherchons les sources du bien-être et de l’équilibre et non pas une alternative douce au traitement de telle ou telle maladie. C’est un renversement de perspective qui postule aussi que nous ne tombons pas malades par hasard, qu’à des degrés divers nous sommes partie prenante du problème.

Si nous sommes une partie du problème, nous sommes aussi une partie de la solution. C’est la reconnaissance que nous sommes créateurs, que par nos pensées, nos ressentis, notre conduite, nous façonnons ce que nous devenons et expérimentons. Cela s’appelle aussi apprendre à sortir de la victimisation pour aller vers plus de responsabilisation de soi. Si j’osais, je dirais qu’il n’y a pas de problèmes, ou de symptomatologie, où la Kinésiologie ne soit pas d’un apport salutaire, car il n’y a pas de problème ou de pathologie qui n’exige point de travail intérieur pour créer les conditions du changement positif.

Mais la Kinésiologie n’est pas un substitut de la médecine, son champ d’action est ailleurs, il réside dans sa capacité à détecter des sources de stress et de déséquilibre que la personne ne peut détecter ou gérer elle-même. Supposez que vous vous sentiez surmené, contrarié par l’agitation de vos enfants, que vous sentiez des tensions dans le dos ; vous pouvez réagir immédiatement et prendre des mesures simples et souvent efficaces. Les signaux que vous envoie votre corps sont explicites et évocateurs, pour autant que vous leur prêtiez attention. Un peu de repos, de la respiration profonde, une balade dans la nature, une séance de relaxation avec un CD… et le tour est joué : seul, vous avez su gérer votre stress, bravo ! Mais si votre stress persiste, si les efforts fournis pour vous sentir mieux semblent vains, probablement que vous manifestez certains déséquilibres dont vous ignorez l’existence ou la cause, et face auxquels, de surcroît, vous êtes totalement démunis. C’est à ce moment-là que la Kinésiologie peut non seulement vous apporter des éléments de réponses, mais vous amener aussi à des solutions constructives afin de retrouver le chemin du bien-être.

Certes, certains déséquilibres que corrige la Kinésiologie étaient déjà connus par des acupuncteurs, voire des ostéopathes ; mais, pour la plupart, ils sont aussi propres au modèle de la Kinésiologie. Ce modèle fonctionne, il a son intérêt ; bien sûr, il n’est pas une panacée, mais il a déjà permis à des millions de personnes « d’aller mieux », il a sa place dans un système non pas de soin mais de prévention par la responsabilisation de soi. Certains bénéfices que l’on retire de séances de Kinésiologie sont si spécifiques de cette discipline que, à eux seuls, ils légitiment son existence. Cependant, on ne peut passer sous silence le fait qu’il existe d’innombrables Kinésiologies, toutes ayant des indications différentes, des modèles conceptuels différents, des modes opératoires différents. J’ajouterai aussi que chaque approche, chaque modèle a son propre cadre de référence pour raisonner et apporter des solutions toujours individualisées, parce que si vous êtes quelqu’un d’unique, la solution ne peut être qu’unique. Vu de l’extérieur, tout cela peut paraître parfois un peu déroutant, car  une pratique qui varie fortement d’un praticien à un autre apparaît toujours un peu comme mystérieuse et insaisissable. »

Francis Vieules

 ______________________________________________________________________________________________

Janvier 2013

« Si la vie est immédiate et verte au bord des étangs, pour la rejoindre,

il nous faut d’abord rejoindre ce qui en nous est comme de l’eau, comme de l’air, comme du ciel ».

(Souveraineté du vide, coll. folio #2680, p. 53)